La dernière publication de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), relayée par Le Moniteur du BTP, met en lumière un constat inquiétant : le stock de logements neufs terminés mais invendus a presque doublé en un an, atteignant un niveau inédit de 10,8% de l’offre commerciale.
Cette situation traduit une crise profonde du marché immobilier, alimentée par la disparition du dispositif Pinel, la contraction de l’investissement locatif et la stagnation des taux de crédit. Pourtant, derrière ces chiffres se cache un autre enjeu tout aussi crucial : le recrutement et la fidélisation des talents dans la filière construction.
Des programmes en souffrance… mais toujours des besoins en compétences
Si les promoteurs voient leurs ventes reculer, le secteur ne s’arrête pas pour autant :
- Les chantiers en cours doivent être livrés dans les délais et avec un haut niveau de qualité.
- La rénovation énergétique et la réhabilitation du parc existant prennent une place croissante.
- Les besoins en ingénieurs, conducteurs de travaux, économistes et techniciens qualifiés restent réels, voire tendent à se renforcer.
Autrement dit, le marché de l’immobilier ralentit, mais le marché de l’emploi dans le BTP reste tendu : la rareté des profils techniques continue d’être un frein majeur pour de nombreux acteurs.
Recruter autrement pour sortir de l’impasse
Dans ce contexte, il est indispensable pour les entreprises de repenser leurs pratiques :
- Diversifier les profils au-delà des parcours classiques : l’exemple de dirigeants venus d’autres horizons qui réussissent dans le BTP en témoigne.
- Attirer les jeunes générations en valorisant les projets porteurs de sens (transition énergétique, villes durables, logement abordable).
- Fidéliser les équipes existantes grâce à des parcours évolutifs, de la formation et une reconnaissance réelle.
La crise du logement ne se résoudra pas uniquement par des mesures fiscales ou financières. Elle passera aussi par une capacité collective à mobiliser et former les femmes et les hommes qui construisent nos logements et nos villes.
En conclusion
Alors que les promoteurs redoutent l’asphyxie, les entreprises du BTP doivent continuer d’investir dans le capital humain. C’est par la compétence et l’innovation que le secteur retrouvera de la résilience.
Dans ce contexte, accompagner les entreprises dans leurs recrutements stratégiques est plus que jamais essentiel : sans talents, aucune relance durable du logement n’est envisageable.
Publié par :