Passer plusieurs années sans entretien de recrutement change la donne. Les compétences professionnelles restent là, mais les réflexes s’émoussent.
Présenter son parcours en 2 minutes, répondre à une question déstabilisante, parler de ses réalisations sans réciter son CV : cela se travaille !
Conseil : ne préparez pas un entretien, préparez votre argumentaire.
- Un recruteur cherche rarement à vérifier que vous connaissez votre parcours.
- Il veut comprendre ce que vous pouvez apporter à l’entreprise.
- Préparez donc 4 ou 5 exemples précis : une réussite, une difficulté surmontée, une situation de management, une erreur dont vous avez tiré un enseignement, un résultat mesurable.
=> Utilisez la méthode STAR
- Situation (contexte de l'expérience dans l'entreprise)
- Tâches (les missions et responsabilités)
- Actions (ce que vous avez mis en place et réalisé)
- Résultats (quels résultats, KPI pour mesurer votre valeur ajoutée)
Deuxième erreur fréquente : vouloir « répondre comme il faut ».
Un bon entretien n’est pas un oral d’examen. C’est une rencontre professionnelle.
- Le candidat évalue aussi l’entreprise, le poste, le manager et les conditions de réussite.
- France Travail rappelle que les questions du candidat doivent être préparées au même titre que ses réponses.
Assumez votre période sans recrutement. Ne cherchez pas à la dissimuler.
- Si vous êtes resté plusieurs années dans la même entreprise, c’est aussi le signe d’une capacité à vous inscrire dans la durée.
- Si votre parcours comporte une interruption, expliquez-la simplement, puis revenez rapidement sur votre valeur actuelle.
Répétez à voix haute.
- Pas comme un texte appris par cœur : mais mettez vous en situation de manière "réaliste".
- L’objectif est de retrouver de la fluidité, pas de devenir artificiel.
En recrutement, la préparation réduit l’incertitude des deux côtés.
=> Pour un candidat, elle permet de retrouver ses automatismes.
=> Pour une entreprise, elle rappelle une évidence souvent oubliée : la qualité d’un entretien dépend aussi de la qualité du processus de recrutement.
L’Apec propose d’ailleurs un simulateur reposant sur 200 questions pour s’entraîner à l’entretien.
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